Croissance et emploi : La droite et les libéraux empêchent l’Union européenne de relever de nouveaux défis

Strasbourg, le 20 février 2008 - Les Verts au Parlement européen regrettent l’adoption par le Parlement européen du rapport Starkevicuite sur les "lignes intégrées pour la croissance et l’emploi".

Adoptées pour un cycle de trois ans (2008-2010), ces "lignes intégrées pour la croissance et l’emploi" sont un instrument clé pour la relance de la Stratégie de Lisbonne. Ce vote constituait l’occasion pour le Parlement européen de donner un nouveau souffle à l’Europe pour concrétiser les objectifs économiques, sociaux et environnementaux qu’elle s’assigne.

Suite à ce vote Alain Lipietz, eurodéputé Vert français et membre de la commission économique et monétaire du Parlement européen, a estimé que :

"Le lancement d’un nouveau cycle de "nouvelles lignes intégrées" constitue une occasion décisive pour intégrer les changements majeurs intervenus depuis 2005. D’abord, elles se doivent d’intégrer l’enjeu du réchauffement climatique, vu que le protocole de Kyoto est entré dans sa phase d’application depuis le 1er janvier 2008. Ensuite, la crise financière partie au printemps 2007 du secteur des crédits immobiliers aux Etats-Unis est devenue entre-temps une crise bancaire d’ampleur internationale, qui remet au centre des préoccupations l’enjeu de la supervision de la finance.

Les Verts ont déposé un amendement demandant à ce que ces nouveaux défis soient pris en compte. Mais avec l’appui des forces conservatrices et libérales, le Parlement européen se refuse à changer de cap. Il entérine ainsi les vues de la Commission européenne.

En raison du rôle de la politique fiscale pour mettre en œuvre la Stratégie de Lisbonne-Göteborg (en tant qu’outil de redistribution des revenus, de régulation économique et écologique, de financement des dépenses publiques, …), les Verts ont ensuite plaidé pour qu’elle occupe une place centrale dans les "lignes directrices intégrées". Mais tant le PPE et les libéraux ont balayé ces propositions, y compris d’une taxe CO2 aux frontières, pour les produits importés provenant d’Etats ne respectant pas certaines normes environnementales ou le Protocole de Kyoto.

Enfin, alors que le Traité confie la responsabilité de la politique des taux de change au Conseil, le Parlement européen, avec l’appui du PPE et des libéraux, se refuse à ce que la conduite d’une politique de taux de change favorable à l’emploi fasse l’objet d’une "ligne directrice" en bonne et due forme. Il a ainsi refusé la proposition des Verts, qui demande à ce que la définition de la politique de change ne relève plus des seuls marchés mais de l’Eurogroupe".

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mercredi 20 février 2008
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