Directive Energies Renouvelables : Flexibilité oui, mais pas à n’importe quel prix

Bruxelles, le 28 mai 2008 - Ce mercredi, Claude Turmes, vice président des Verts/ALE et rapporteur sur la Directive "Energies renouvelables", a présenté son rapport en commission Industrie, recherche et énergie du Parlement européen.

"L’engagement pris par l’Union européenne d’atteindre 20% d’énergies renouvelables d’ici à 2020 ne peut être respecté qu’à condition de rendre cet objectif clair et contraignant pour l’ensemble des pays de l’UE. Très peu d’Etats membres ont pour l’instant mis en place une politique efficace et ambitieuse.

Nous avons besoin de mesures concrètes et obligatoires et ne voulons surtout pas de poudre aux yeux. La Commission doit introduire un système qui récompense financièrement les Etats membres qui vont au delà de leurs objectifs et pénalise également financièrement ceux qui manquent à leurs objectifs.

Il est nécessaire d’offrir aux Etats membres de la souplesse dans leur capacité à atteindre leurs objectifs en matière d’énergies renouvelables. Ceci ne peut se faire au détriment d’un cadre juridique stable des systèmes d’aides nationaux, ou de bénéfices indus.

Nous rejetons la proposition des grands producteurs et intermédiaires d’électricité favorables à un marché européen de certificats de renouvelables. Cette proposition engendrerait un surcoût de 30 milliards d’euros pour les consommateurs.

Nous proposons une clause de flexibilité qui permet aux Etats membres de garder le contrôle de leurs systèmes d’aides nationaux et d’éliminer l’insécurité juridique. De plus, ceci ne créera pas de bénéfices indus pour les intermédiaires financiers et les oligopoles de l’énergie.

Enfin, nous remettons en question l’objectif des 10% d’agrocarburants qui constitue plus un objectif politique que scientifique. Cet objectif doit être abandonné. Par ailleurs, des critères de durabilité devront être mis en place pour faire la différence entre les zones non problématiques et les investissements qui créent une compétition avec l’alimentation ou qui mettent en péril la biodiversité. Avant de prendre un quelconque risque et d’engager des investissements dans les agrocarburants de manière irréversible, nous devons également prendre en compte leur potentiel de réduction des gaz à effet de serre ".

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mercredi 28 mai 2008
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