Kyoto : la solution pour combattre les changements climatiques

Les Verts lancent une Campagne européenne pour soutenir er renforcer le protocole de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre
Strasbourg, le 15 février 2006 - À la veille du premier anniversaire de l’entrée en vigueur du Protocole de Kyoto, les Verts ont lancé aujourd’hui (le 15 février) à Strasbourg une Campagne européenne contre le changement climatique en soulignant que Kyoto était le meilleur outil pour lutter contre ce phénomène.

La campagne a été lancée aujourd’hui par le Groupe des Verts au Parlement européen avec la présentation d’un nouveau site Web consacré au changement climatique et une action symbolique dans la cour du Parlement à Strasbourg. La campagne sera portée à la connaissance des citoyens et des hommes politiques à travers toute l’Europe demain (le 16 février), grâce aux membres de 19 partis Verts qui chercheront à souligner l’urgence du problème du changement climatique.

Lors de la conférence de presse organisée pour le lancement de la campagne européenne contre le changement climatique, les eurodéputés Verts Claude Turmes (Luxembourg), Rebecca Harms (Allemagne) et Satu Hassi (Finlande) ont déclaré :

"L’année 2005 a connu les températures les plus chaudes jamais enregistrées. Cet état de fait, associé à d’autres phénomènes récents, donne encore plus de poids au consensus scientifique sur l’accélération du changement climatique et sur les conséquences dramatiques qu’il pourrait entraîner si l’être humain ne réagit pas très rapidement à la crise ˆ fonte des calottes glaciaires, montée du niveau des mers, sécheresses, pénurie d’eau potable, inondations, tempêtes, disparition d’espèces animales et propagation de maladies.

"La vitalité et le bon fonctionnement de Kyoto ont été démontrés lors de la conférence de Montréal en décembre dernier. Kyoto a constitué un succès diplomatique majeur pour la Commission Prodi et les États membres de l’UE, car il a marqué la victoire d’un accord international et multilatéral contraignant sur l’approche bilatérale inefficace que défendaient les Etats-Unis. L’Union européenne doit être fière de Kyoto, mais elle doit aussi se rappeler qu’il ne s’agit que d’un premier pas. L’UE a la responsabilité de montrer l’exemple en décidant des prochaines étapes à franchir pour lutter contre le changement climatique.

"2006 sera une année importante pour la protection du climat à l’intérieur des frontières de l’UE. Afin d’être crédible dans la réalisation de ses objectifs, et pour montrer au reste du monde qu’il est possible d’enrayer le changement climatique, la Commission européenne doit mettre au point de nouvelles propositions à l’échelle de l’UE dans le cadre du deuxième Programme européen sur le Changement climatique (PECC 2). Par ailleurs, les gouvernements de chacun des 25 États membres devront proposer leurs deuxièmes plans nationaux d’affectation des quotas d’émission de C02, qui devront aller dans le sens de nos engagements de Kyoto.

"La réalisation des objectifs européens de Kyoto est d’une importance cruciale pour la crédibilité de la politique climatique internationale. Pour cela, la Commission et les États membres doivent se montrer à la hauteur. L’UE doit reprendre la tête des négociations internationales sur le changement climatique.

"Face à l’administration Bush qui tente continuellement d’amoindrir le Protocole de Kyoto, l’UE devra rester forte si elle veut réussir à lancer sa seconde phase d’engagements contre le changement climatique, qui prévoit un réchauffement maximum de 2°C par rapport aux niveaux pré-industriels pour la période post-2012. L’UE doit présenter un programme clair et des objectifs concrets pour l’après 2012. Les Chefs d’État de l’UE doivent se mettre d’accord cette année sur les objectifs de réduction des émissions de 30 % en 2020 et de 80 % en 2050. L’UE détient la place de leader mondial dans l’utilisation des énergies modernes propres. Il faut faire en sorte qu’elle ne soit pas rattrapée par les Etats-Unis et qu’elle conserve cette place en développant de nouvelles technologies qui respectent le climat. L’Europe doit donc affecter assez d’argent à la recherche et au développement dans le domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.

"Les Etats-Unis sont loin derrière l’UE en ce qui concerne l’énergie durable et les politiques de transport. L’UE devrait profiter de son expertise pour lancer un partenariat avec les pays en voie de développement (comme la Chine, l’Inde et le Brésil) dans les domaines où elle est clairement en tête : l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables et les politiques de transport. Nous sommes fiers de nos réussites environnementales et devrions les mettre à profit."

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mercredi 15 février 2006
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