Les Etats membres doivent appliquer les règles européennes en matière de lutte contre la discrimination
Kathalijne Buitenweg, déclare être fière qu’une telle directive, dont elle a été rapporteure en 2000, existe. Mais elle estime que depuis son adoption en juin 2000, trop de citoyens ignorent totalement son existence. En effet, un nombre limité de victimes saisit les tribunaux pour se plaindre, du fait notamment, des coûts engendrés et de la crainte de représailles alors que l’on remarque une augmentation du racisme, de la discrimination et des violences raciales.
"Même si une majorité d’Etats membres ont pris des mesures pour que soit appliquée cette directive, la Commission européenne doit poursuivre ses efforts dans le contrôle de l’application de la directive et d’entamer, le cas échéant, des procédures d’infraction avant la fin de cette année. La Commission doit agir au plus vite, elle a accumulé un retard important tenant compte que ces procédures devraient être prêtes depuis 2004. Force est de constater que lorsqu’il s’agit de marché intérieur, la Commission n’hésite pas à faire appliquer les règles communautaires. Bill Gates s’est vu infliger, sans aucun délai, une forte amende. Alors pourquoi les Etats membres se permettent-ils tous ces délais alors que le problème de la discrimination est très sensible ?
Certains aspects de la Directive, comme la définition de la discrimination directe ou indirecte, du harcèlement, et la charge de la preuve, n’ont pas été correctement transposées dans plusieurs Etats membres.
Prenons le cas, par exemple de la communauté rom. Nous demandons une protection particulière afin de mettre fin à cette pratique totalement discriminatoire qui consiste à placer des enfants issus de cette communauté dans des écoles pour enfants handicapés.
Par conséquent, en ce qui concerne les enfants des minorités ethniques, et en particulier les filles, nous demandons qu’ils aient accès à une éducation de qualité grâce à des projets qui mettent un terme à l’enseignement de mauvaise qualité et séparé. Ces situations sont encore trop fréquentes parmi les enfants issus de minorités ethniques.
Il est important que la Commission améliore le relevé des cas de discrimination tout en s’assurant que les données relevant de ces cas ne soient pas utilisées à des fins de profilage ethnique".
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