Les Verts au Parlement européen défendent une "culture énergétique européenne" face à un livre Vert de la Commission qui "manque clairement d’ambition"

Bruxelles, le 8 mars 2006 — Les Verts/ALE au Parlement européen ont présenté à Vienne un document de stratégie pour une politique énergétique durable en Europe. A l’occasion de la présentation par la Commission européenne de son "Livre Vert sur la politique énergétique", les Verts proposent un cadre plus global permettant de développer une politique énergétique européenne cohérente.

Lors de la présentation, Claude Turmes, vice-président du groupe des Verts/ALE s’est exprimé ainsi :

"La montée des craintes relatives à la sécurité d’approvisionnement en énergie et l’augmentation de son prix ont mis le doigt sur les faiblesses et les incohérences de la politique énergétique de l’UE. Néanmoins, une Commission européenne trop frileuse, comme en témoigne son Livre Vert, risque de rater une occasion unique ( en vue ) d’élaborer une politique énergétique de l’UE vraiment intégrée et efficace.

"Nous saluons l’effort de la Commission qui tente de présenter une vision holistique d’une future politique énergétique de l‘Europe. Toutefois, après les grandes manœuvres de fusions et d’acquisitions entre les grands acteurs énergétiques que nous avons connu es ces dernières semaines, par exemple GDF-Suez et E.on-ENDESA, il serait grand temps que la Commission réagisse avec plus de courage politique face à cette constante concentration des marchés dans les mains de certains oligopoles.

"La Commission marque des points en mettant l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables au centre de la réponse européenne. Mais le ’Livre Vert’ manque clairement d’ambition : il ne fixe pas d’objectifs dans ces deux domaines pour 2020 et il oublie presque intégralement la politique des transports. C’est assez surprenant quan d on sait que ce secteur dépend à 96% du pétrole. Plutôt que de le passer sous silence, le transport mériterait un chapitre entier car notre dépendance à l’égard du pétrole est presque totale et les solutions ne peuvent s’appliquer du jour au lendemain.

"Le vrai problème de l’Europe c’est de concrétiser les grandes déclarations solennelles en actes. Pour cela, il faudrait se concentrer sur les moyens qui dégagent un large consensus comme l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. Par contre, il convient d’exclure les options qui accumulent énormément d’inconvénients et de risques comme c’est le cas pour le nucléaire.

"Puis il faudrait autour de ce consensus une sorte de ’nouveau partenariat’ qui doit être plus large que celui entre les gouvernements. Comme par exemple entre les grandes Villes pour le développement des transports publics moyennant un accès aux crédits de la Banque Européenne d’investissement ou entre les régions pour développer les énergies renouvelables."

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mercredi 8 mars 2006
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