Pêche : Les Ministres européens de la pêche doivent assurer le renouvellement des stocks et l’avenir des pêcheurs
"Tous les ans c’est la même chose" a commenté Marie Hélène Aubert, eurodéputée Verte française, membre de la commission de la pêche. "Les scientifiques expliquent que de plus en plus de stocks halieutiques sont surexploités et recommandent la réduction des quotas. Puis, l’industrie de la pêche dit être au bord de la faillite et ne plus pouvoir accepter la limitation des quotas. La Commission minimise ensuite les conseils des scientifiques en mentionnant les difficultés économiques de l’industrie de la pêche. Enfin, au terme d’un marchandage nocturne entre ministres de la pêche, le Conseil proteste contre la sévérité des propositions de la Commission en ce qui concerne les quotas et cède à la pression de l’industrie en revoyant les quotas à la hausse.
Le Conseil prétend défendre les intérêts à long terme de l’industrie, mais nie de fait la réalité de l’épuisement des stocks halieutiques, ce qui est tout à fait hypocrite. En prétendant que la situation actuelle peut continuer, il condamne effectivement l’industrie de la pêche à une fin pénible. C’est au contraire en permettant aux stocks halieutiques de se reconstituer que l’industrie pourra être assurée d’un avenir.
Le pire exemple cette année est le thon rouge. À la suite du comportement indigne de la Commission lors d’une réunion à Dubrovnik, le Conseil a été invité à approuver un quota qui est deux fois supérieur à ce que les scientifiques préconisent. Ce poisson précieux et savoureux est condamné à l’extinction afin de garantir les profits à court terme élevés de quelques sociétés de pêche industrielle dans la Méditerranée, tandis que les pêcheurs traditionnels sont au bord de la ruine".
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