Pêche : la Commission européenne doit veiller à réduire la surpêche et à contrôler la flotte
Raul Romeva a plaidé en faveur de la modification du titre du rapport, en se basant sur les rapports de nombreux scientifiques, organisations environnementales et y compris d’une partie du secteur concerné : " Au lieu de se référer à une soi - disant régulation du plan de récupération du thon Rouge" - précise Romeva, - nous devrions appeler ce plan, un ’plan de non-récupération ’, ou mieux encore, plan de disparation totale du thon".
Romeva a rappelé que "lorsqu’on a adopté le mal nommé Plan de redressement dans le cadre de l’ICAAT il y a un an à Dubrovnik, la commission scientifique avait déjà sonné l’alerte sur les résultats préliminaires qui indiquaient que même avec une mise en œuvre parfaite du plan, il existe 50% de probabilité de récupération en 2023 avec les règlements actuels". Romeva a pointé du doigt, à plusieurs reprises, les énormes difficultés de mise en œuvre du plan, lequel a été accusé "d’avoir si mal fonctionné que l’UE a dépassé les quotas qui lui correspondaient à hauteur de 26%, ce qui a amené la Commission à fermer les pêcheries avant le terme prévu (mesure qui n’a pas précédent), et à entamer des procédures légales contre tous les pays qui n’avaient pas respecté les règles, en particulier la France et l’Italie". Romeva a également demandé une enquête afin de savoir "comment un autre pays, l’Espagne, a pu exporter, en 2006 presque 9000 tonnes de thon alors qu’il a seulement déclaré avoir capturé 4700 tonnes pour cette même année (comme l’ont déjà dénoncé, il y a des jours, Greenpeace et WWF/Adena)".
Romeva a également demandé à la Commission quelles mesures elle envisage quant au contrôle et à la réduction de la taille de la flotte : "comment est-il possible de réduire les captures si nous avons toujours plus de bateaux et toujours plus performants, vivent-ils précisément des subventions européennes ?"
"Tous les indices montrent que la situation des stocks est bien en deçà des prévisions les plus optimistes. Certains affirment que nous avons déjà dépassé le point de non-retour ". Dans ce contexte, les Verts/ALE voteront très probablement contre le rapport , à moins que soient adoptés certains des amendements déposés , en particulier celui qui demande la modification du titre".
"Je crains, comme cela se produit dans tant d’autres domaines environnementaux, que dans quelques années on reconnaisse que les scientifiques avaient raison. Mais il sera alors trop tard, et les dommages seront irréversibles".
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