Transparence et lobbying : Une approche trop frileuse ne garantira pas la transparence nécessaire sur le lobbying

Bruxelles, le 21 mars 2007 - Commentant l’annonce faite aujourd’hui par la Commission européenne à propos de la création d’un registre public pour les lobbyistes dans le cadre de son "initiative sur la transparence", l’eurodéputé Vert luxembourgeois Claude Turmes a estimé que :

"On a trop tardé à mettre en lumière le processus obscur du lobbying dans l’UE ce qui permettrait pourtant, en partie, de retrouver confiance dans les institutions. Malheureusement, l’approche trop frileuse proposée par le Commissaire Kallas ne permet pas de traiter certains secteurs clefs concernant la transparence dans l’UE".

"La Commission n’a fait aucune tentative pour aborder le problème de l’accès privilégié à certains intérêts privés vis-à-vis des institutions, par exemple en établissant des lignes directrices pour les organes consultatifs politiques et les soi-disant "groupes de haut niveau ".

"Le fait de ne pas avoir mentionné le problème évident des chassés-croisés est un manquement énorme, particulièrement à la lumière des cas qui ont été récemment rendus publics comme la question des fonctionnaires de la Commission travaillant sur le règlement REACH alors qu’ils travaillaient précédemment pour l’industrie chimique".

"L’obligation faite aux lobbyistes de fournir des informations sur leur milieu financier est certes une évolution positive mais la nature volontaire du registre des lobbyistes posera des limites très claires à l’efficacité de cette initiative. Ceux qui ont un intérêt à ne pas dévoiler de telles informations ne les dévoileront pas. Un tel système ne peut fonctionner que si des sanctions claires et fortes sont prévues et malheureusement celles-ci font complètement défaut . L’approche proposée manque d’efficacité, particulièrement lorsqu’on compare à d’autres systèmes, celui des États-Unis par exemple".

"Nous saluons l’invitation de la Commission faite au Parlement européen d’ouvrir une coopération interinstitutionnelle dans le cadre d’un registre et d’un code de conduite commun. Afin d’assurer que le Parlement européen soit entièrement impliqué dans la mise en place de ces mécanismes, les Verts demanderont un rapport d’initiative du PE à ce sujet".

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mercredi 21 mars 2007
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