Renforcement de la réforme chimique Reach : mobilisation nationale le 3 décembre

- NOUVEAU : la cyberaction Greenpeace http://www.greenpeace.fr…
- NOUVEAU (2) : les adresses des lieux de rassemblement (Avignon, Lyon, Bordeaux, Montpellier, Nantes, Pau, Perpignan, Poitiers, Rennes, Strasbourg…) A TELECHARGER ICI
Dernière minute : pour PARIS, le point de RDV est Place du Canada, M°Alma-Marceau ou Franklin D Roosevelt à 11 h (15mn d’avance appréciées). Le parcours potentiel (sauf barrage policier) sera remontée de l’avenue Franklin Roosevelt pour passer devant l’ambassade, jusqu’au rond point des Champs-Elysées puis revenir par l’Av. Montaigne, Place de l’Alma pour rejoindre le point de départ, Place du Canada.
- A l’appel du collectif pour le renforcement de la réforme REACH, regroupant des associations de protection de l’environnement et de la santé publique, des syndicats et des partis politiques, des rassemblements auront lieu le samedi 3 décembre à Paris et dans plusieurs villes de province.
- Ces manifestations se font en amont du Conseil des ministres de l’Union Européenne du 13 décembre 2005, étape décisive qui clôturera la 1ere lecture de la nouvelle réglementation chimique.
Le 3 décembre, 21ème anniversaire de la catastrophe de Bhopal, est une journée fortement symbolique pour exiger une chimie industrielle respectueuse de l’environnement, de la santé publique et de la dignité des travailleurs. Deux semaines après le vote du Parlement européen sur la future réglementation REACH et à dix jours de celui du Conseil de l’UE, les représentants de la société civile se rassembleront pour rappeler leurs attentes au gouvernement français et protester contre les menaces de sabotage que fait peser une Allemagne téléguidée par BASF et autres grosses firmes. L’ambassade d’Allemagne à Paris et les consulats allemands en province d’une part, mais aussi les DRIRE, comme représentations locales des Ministères de l’Industrie et de l’Ecologie seront les cibles de ces rassemblements.
Des autorités françaises, le collectif souhaite qu’il suive l’exemple des eurodéputés français, qui, à l’écoute de la société civile, se sont distingués au Parlement européen par leur vote. Ils ont, en effet, en majorité refusé le mauvais compromis sur l’Enregistrement, finalement adopté, qui laisse échapper des milliers de substances chimiques aux exigences d’informations les plus élémentaires. Ils ont, en revanche, voté de manière encore plus massive pour une obligation de substitution des produits soumis à Autorisation lorsque l’existence d’alternatives le permet ainsi que pour la recherche de telles alternatives lorsqu’elles font défaut. Cette double approche, cohérente, doit être celle défendue par le gouvernement français lors du prochain Conseil exceptionnel du 13 décembre 2005.
En revanche, l’Allemagne de la chancelière Merkel et de son prédécesseur, qui a pesé par tous ses relais de pouvoir, du Commissaire à l’industrie Verheugen, au Rapporteur parlementaire Nassauer, doit être enfin mise en échec dans sa tentative de considérer REACH du seul point de vue des intérêts à court terme de ses géants industriels. C’est la responsabilité de la France que de sauvegarder les ambitions de la réforme face à une Allemagne en crise d’identité économique et qui tourne le dos à sa longue tradition environnementale. Notre pays, deuxième industrie chimique d’Europe, ne doit pas céder à cette dynamique perdante pour le bien public comme pour l’économie à moyen terme mais au contraire installer une dynamique positive avec le soutien d’autres Etats-membres soucieux de la réussite de REACH.
L’opinion française a exprimé ces dernières années son inquiétude face aux périls non maîtrisés de l’industrie chimique. Le retard français sur les maladies professionnelles ou sur l’évaluation toxicologique et éco-toxicologique, ainsi que la priorité Cancer du quinquennat doivent être des motivations supplémentaires pour s’appuyer sur un programme REACH efficace.


envoyer par mail